Page 1 : Nuit tango.

Publié le par Fedida Maklouf

Roman écrit de nuits après nuits. Point final improbable.

Cars racing-copie-3

J’étais calé, sur la banquette arrière de la voiture, les pieds en éventails et un peu las. Michel Le Grand, c’était son surnom, parce que grand - il l’était vraiment !

Je disais: le grand était au volant, et roulait en direction du bois de Boulogne, le plus court chemin pour rejoindre nos pénates. C’est-à-dire le boulevard Flandrin, qui se situe à une enjambée de la porte Maillot. Pendant qu’il roulait, moi, je pensais qu’à une chose, manger, me remplir le ventre de tous ce qui me tomberait sous la main. Vraiment ça urgeait. J’avais l‘estomac dans les talons et mon bide faisait des gargouillis sonores, heureusement, couverts par la radio, qui braillait un tube de l’époque. Je crois bien, que ce devait être un incontournable de Percy Sledge. Notre troisième compère, Serges,  Sergio pour les intimes, était assis devant et n’arrêtait pas de se triturer le nez, et vas-y que je te mets le doigt au plus profond des naseaux, et vas-y que je te fais des petits cachous. A ne rien y comprendre. Il avait déjà le blaire suffisamment large - par cet exercice au quotidien, il n‘arrangerait rien. A ma droite le Baron, le quatrième larron, dormait déjà. Un peu normal, vu son âge. Il était le plus vieux de nous quatre et de loin. La nuit était claire, presque blanche, la circulation fluide. Çà tombait bien, j’en avais assez de cette soirée. J’avais ma dose, et qu’une hâte, celle d’aller grignoter la première chose de mangeable, que je trouverais dans le frigo. Ensuite j’irais me mettre au pieu vite fait. 

On revenait, comme toutes les nuits de nos tristes virées nocturnes. Fallait bien griller, nos nuits d’une manière ou d’une autre. Alors on allait au plus simple. Soit au club « Écossais », soit au « kilt ». L’un et l’autre étaient en vis-à-vis dans la rue de Tilsit qui, elle, se situait à cent mètres du Rond-point des Champs-Élysées.  Entre-nous, je n’ai jamais vu l’ombre d’un Sctocheese dans ces deux clubs.  On y allait, c’était  facile, Le Grand connaissait le boss et y avait ses entrées.  On ne draguait pratiquement jamais. En plus, on était quatre ce soir-là. Et quatre pèlerins à une table, ça rassure pas les minettes, et ça ne facilite pas les rencontres.

à demain peut-être...

Publié dans ROMAN NUITS TANGO

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Fedida Maklouf 03/12/2010 16:14


Pardon, j'ai oublié de vous remercier, donc merci de me lire. D'autre part, je ne comprends pas : quand je valide un article sur une communauté, je ne peux pas publier ce même article sur une
autre communauté ? Merci de me renseigner. Cordialement


Kiara 03/12/2010 15:10


Ton blog plait beaucoup à mon neveu qui s'est écrié : "oh, des voitures"! Quant au contenu, il plait à sa Tatie!
Bienvenue dans la communauté "intime et décalé" où ce blog a toute sa place!


Fedida Maklouf 03/12/2010 15:27



Bonjour,


Dite à votre neveu, que je suis touché, et que je le remerci sincèrement. Si, il a des idées à me suggérer, pour m'aider à poursuivre, qu'il n'hésite pas... Cordialement