Page 5 : Nuits Tango

Publié le par Fedida Maklouf

Roman écrit au jour le jour.

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A contre cœur, le petit Serges tirait comme un beau diable sur la portière du coté chauffeur, tandis que le Grand essayait de sortir l’accidenté par la fenêtre. Je commençais à sentir une forte odeur de gazole, qui devait certainement se répandre sur les herbes folles en bordure du platane. J’ai fait le tour de la caisse par l’arrière et j’ai commencé à tirer sur la porte passagère avant. Tout en reluquant sur le réservoir - assurément, je pouvais voir le carburant se déverser tranquillement. J’avoue que j’ai paniqué. Notre client si on ne le sortait pas dans les soixante secondes à compter de l’instant, la tire allait exploser. Je continuais à tirer comme un con sur cette poignée de merde, elle voulait rien savoir. Les deux autres s’excitaient comme des malades, sans plus de résultat. Tout en faisant des efforts, pour dégager la situation, je pensais au Baron  qui roupillait innocemment dans les bras Morphée, ou d‘une pute, a mon avis. J’ai eu, je l’avoue un moment de colère contre le vieux - on va flambé comme des crêpes pendant qu’il pionce. Que je me disais.

- Putain les mecs il vit, faut le sortir ! C’était le Grand qui gueulait.

A demain...Peut-être.

Publié dans ROMAN NUITS TANGO

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