Page 5 : En vrac !

Publié le par Fedida Maklouf

 

Roman écrit de nuits en nuits. Point final Improbable.

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D’aussi loin qu’il se souvenait, la déprime, l’avait depuis toujours accompagnée. Amie fidèle, elle ne le lâchait pas. 

 Le bourdon, il connaissait, c’était sa spécialité. Rien ni faisait. Il avait beau faire des efforts, essayer de positiver - nada. Impossible, pour lui, de voir la vie en bleu, de visionner en couleurs, non le gris c’était définitivement sa couleur.

Il avait fini par se treuiller de son infâme grabat. S’était préparé son millième café, un double soluble, premier prix; c’était tout ce qu’il pouvait se payer, vu, qu’il avait plus une tune, depuis des lustres. Il était dans une déche chronique, permanente et cela durait depuis un bail. Il avait bouffé ses dernières éconocroques à la mort de Pompidou. Et depuis, il tapait tout le monde, et surtout, ceux qui le voulaient bien. Ça pouvait être : ses voisins, l’épicier, l’auvergnat, (qui tenait le troquet d’en face) sa famille.

Maintenant réduite à la potion congrue depuis la mort de sa mère. Il torpillait ses potes, ses potos, comme il les appelle, ses maîtresses, qui elles, l’avaient plumé, depuis bien longtemps déjà. Elles avaient pris de l‘avance. Mais il lui fallait bien ces cigarettes! Se disait-il… Et comme ça, il calmait sa conscience.

à demain, peut-être...


Olivier David

 



Publié dans ROMAN EN VRAC !

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