Page 1 : Nuits tango.

Publié le par lire56.over-blog.com

J'écris ce livre au jour le jour et avec vous j'espère atteindre le point final. Si vous avez des idées...

 

 Cars racing-copie-3

J’étais calé, sur la banquette arrière de la voiture, les pieds en éventails et un peu las. Michel Le Grand, c’était son surnom, parce que grand - il l’était vraiment !

Je disais: le grand était au volant, et roulait en direction du bois de Boulogne, le plus court chemin pour rejoindre nos pénates. C’est-à-dire le boulevard Flandrin, qui se situe à une enjambée de la porte Maillot. Pendant qu’il roulait, moi, je pensais qu’à une chose, manger, me remplir le ventre de tous ce qui me tomberait sous la main. Vraiment ça urgeait. J’avais l‘estomac dans les talons et mon bide faisait des gargouillis sonores, heureusement, couverts par la radio, qui braillait un tube de l’époque. Je crois bien, que ce devait être un incontournable de Percy Sledge. Notre troisième compère, Serges,  Sergio pour les intimes, était assis devant et n’arrêtait pas de se triturer le nez, et vas-y que je te mets le doigt au plus profond des naseaux, et vas-y que je te fais des petits cachous. A ne rien y comprendre. Il avait déjà le blaire suffisamment large - par cet exercice au quotidien, il n‘arrangerait rien. A ma droite le Baron, le quatrième larron, dormait déjà. Un peu normal, vu son âge. Il était le plus vieux de nous quatre et de loin. La nuit était claire, presque blanche, la circulation fluide. Çà tombait bien, j’en avais assez de cette soirée. J’avais ma dose, et qu’une hâte, celle d’aller grignoter la première chose de mangeable, que je trouverais dans le frigo. Ensuite j’irais me mettre au pieu vite fait. 

On revenait, comme toutes les nuits de nos tristes virées nocturnes. Fallait bien griller, nos nuits d’une manière ou d’une autre. Alors on allait au plus simple. Soit au club « Écossais », soit au « kilt ». L’un et l’autre étaient en vis-à-vis dans la rue de Tilsit qui, elle, se situait à cent mètres du Rond-point des Champs-Élysées.  Entre-nous, je n’ai jamais vu l’ombre d’un Sctocheese dans ces deux clubs.  On y allait, c’était  facile, Le Grand connaissait le boss et y avait ses entrées.  On ne draguait pratiquement jamais. En plus, on était quatre ce soir-là. Et quatre pèlerins à une table, ça rassure pas les minettes, et ça ne facilite pas les rencontres. 

à demain, peut-être...

Publié dans ROMAN NUITS TANGO

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Fedida Maklouf 18/12/2010 12:58


Bonjour Solenne et Chloé,
Je suis ravis de vous lire et à précis vos commentaires. Ainsi, je pourrais améliorer dans une certaine mesure mes pages. Mais vous ne savez peut-être pas, que j'écris deux romans (Nuits tango et
en vrac ! ) en même temps, et ce, un peu tous les jours. Alors, je n'ai pas forcément le temps de me relire, ni le recule nécessaire pour me critiquer et déceler les faiblesses de mes pages. C'est
pourquoi vous me serez précieuse. Je compte sur vous et la pertinence de vos critiques. J'ai également un autre problème et de taille, à savoir : que dans Nuits tango je prends l'alibi d'une
histoire "policière", pour dépeindre les années 70-80 et Paris, vécu par quatre personnages, mi-loubards, mi-voyous, vivant en marge. Mon problème est que je ne suis pas doué pour les intrigues et
je ne vois pas la chute, et comment m'en sortir, pour que l'intrigue tienne la route. Si vous avez des idées... Elles seront les bienvenus.
Cordialement et à bientôt...


solenne et chloé 18/12/2010 09:09


bonjour,

de ce que j'ai vu ma foi je reviendrai lire la suite.

mais je suis venue te proposer un échange : se donner des conseils réciproques, puisque nous aussi écrivons.

les styles sont très différents, mais c'est le meilleur moyen d'enrichir les deux.

alors je commence, puisque c'est moi qui suis venue t'embêter :

j'aime le fait d'entrer directement dans l'action, à l'opposé certains auteurs passent dix pages à t'expliquer où on est, qui ont est, quand on est, et ça c'est barbant.

j'aime bien le narrateur, on s'y attache tout de suite, bien joué.

après niveau conseils j'en ai deux trois petits, si ça peut t'aider, c'est du pinaillage mais je trouve toujours agréable de recevoir des conseils, parfois il y en a qu'on a envie de tenir, alors
je me dis que peut être que toi aussi :

je pensais qu’à une chose : je ne pensais qu'à...

tous ce qui me tomberait sous la main : tout ce qui me tomberait sous la main

J’avais ma dose, et qu’une hâte, celle d’aller grignoter la première chose de mangeable, que je trouverais dans le frigo. : ça fait une répétition, il faudrait éviter, à mon sens

On revenait, : nous revenions, c'est un moyen facile de faire plus joli

Fallait bien griller, nos nuits d’une manière ou d’une autre. : Fallait bien griller nos nuits, d’une manière ou d’une autre.

Et quatre pèlerins à une table, ça rassure pas les minettes, et ça ne facilite pas les rencontres. : Et quatre pèlerins à une table, ça rassure pas les minettes, ça ne facilite pas les
rencontres.

a bientôt !