Page 14 : Nuits tango

Publié le par Fedida Maklouf

Roman écrit de jour en jour...

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J’ai pris le bigophone, et j’ai appelé le Grand. 

- Salut, c’est moi… 

- Pour le mec, le miraculé - tu sais bien, le gars - qui fait du petit bois avec les platanes, qui ne lui ont rien demandé, les transforme en allumettes, tu me suis? - Tu me suis? - c’est bien… On en parle au bureau… Ok… dans une heure avec les autres. Bien. Tchao. 

J’étais au café, depuis moins de dix minutes, que tous mes potos, m’avaient rejoint chez l’auvergnat. Un tabac miteux à l’angle de la rue Guy Môquet et de l’Avenue de Saint Ouen, située dans le dix-septième arrondissement. Le bar, je vous passe les détails, zinc, formica dans tous ses états, une orgie. Formication quand tu nous tiens! Lumières à l’économie, verres publicitaires, ronds de bière publicitaires, miroirs mités et jaunis comme la tronche du tenancier et la tignasse de sa rombière. De quoi attraper le zinzin, pour une décennie. Tout était jaune dans ce bistroquet, le papier peint faux velours, la peinture huileuse suifée et grasse comme le cul de la mère Germaine, la tenancière du bar-tabac « l’Imprévue »- tu parles ! mais, c’était là, notre bureau, notre refuge. Va tant savoir pourquoi? C’était comme ça. Peut-être pour le chroume? C’est vrai qu’à cette époque, on était souvent à coté de nos chaussettes et raide comme des passe-lacets? Et, plus souvent qu’à notre tour. Mais on pouvait, chez Germaine, blanchir les ardoises.

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à demain peut-être...

Publié dans ROMAN NUITS TANGO

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