Page 23 : En vrac !

Publié le par Fedida Maklouf

 

En vrac !

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Roman écrit de nuits en nuits.

 

 

 

On ne vérifiait plus rien, l’information avait remplacé les juges, la délation était au pouvoir, la vérité était censurée, les images truquées, la victime lynchée, le meurtrier protégé. 

Le bon sens , la pondération, la réflexion, l’interrogation, le doute, ne serait-ce - ne faisait plus d‘adeptes, non , tout cela n’était plus de mise, n’avait plus cour, tout avait été jeté au rebuts. Fini. 

Pour exemple, ce courrier:

Lettre ouverte d’une mère à une autre mère. Cette missive est vraie, elle a été publiée dans un quotidien Portugais ce mois de juillet 2010.
À la prison de Lisbonne. Je vous ai entendu vous plaindre de la distance qui vous sépare désormais de votre fils et des difficultés que vous avez à vous déplacer pour lui rendre visite. J’ai aussi vu toute la couverture médiatique faite par les journalistes et reporters sur les autres mères dans le même cas que vous et qui sont défendues par divers organismes pour la défense des droits de l’homme, etc.
pour le visiter. Avec bMoi aussi je suis une mère et je peux comprendre vos protestations et votre mécontentement. Je veux me joindre à votre combat car, comme vous le voyiez, il y a aussi une grande distance qui me sépare de mon fils. Je travaille mais gagne peu et j’ai les mêmes difficultés financières beaucoup de le dimanche car je travaille tous les jours de sacrifices, je ne peux lui rendre visite que la semaine et aussi le samedi et j’ai également d’autres obligations familiales avec mes autres enfants.
Au cas où vous n’auriez pas encore compris, je suis la mère du jeune que votre fils a assassiné cruellement dans la station-service où il travaillait  de nuit pour pouvoir payer ses études et aider sa famille. 
J’irai lui rendre visite dimanche prochain. Pendant que vous prendrez votre fils dans vos bras et que vous l’embrasserez, moi je déposerai quelques fleurs sur sa modeste tombe dans le cimetière de la ville. Ah, j’oubliais. vous pouvez être rassurée, 
l’état se charge de me retirer une partie de mon maigre salaire pour payer le nouveau matelas de votre fils, puisqu’il a brûlé les deux précédents dans la prison où il purge sa peine pour le crime odieux qu’il a commis. Pour terminer, toujours comme mère, je demande à tout le monde de faire circuler mon courrier, si intime qu’il soit. Nous parviendrons ainsi peut-être à arrêter cette inversion des valeurs humaines. 

Les droits de l’homme ne devraient s’appliquer qu’aux hommes droits! 

 

à demain peut-être...

 

 

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Fedida Maklouf 15/01/2011 12:06


Rectificatif : comme tu le fais ?


Sylvia 15/01/2011 12:04


Merci de tout coeur FM, l'admiration est partagée

Sylvia


Fedida Maklouf 15/01/2011 11:45


Chère Sylvia,
Je tiens tout d'abord à te remercier pour ton commentaire, qui est bien plus qu'un petit mot, c'est une poésie merveilleuse et je vais la mettre comme article sur mon blogue si tu es d'accord. Pour
le fiston, c'est une affaire bien délicate, moi-même j'ai une fille et ce n'est pas toujours simple les rapports enfants parents. Mais il faut surveiller de près cette crise, comme tu le
fasses.
Cordialement un admirateur.
F.M


Sylvia 13/01/2011 22:26


A toi la mère qui marche dans la poussière tous les jours de ta vie pour aller voir ce fils par tous les hommes honni. A ton coeur honteux d'aimer toujours l'enfant que tu avais bercé et qui s'est
égaré.A ta longue douleur de le savoir muré pour le reste du temps dont toutes les secondes t'écorcheront au sang.
A toi la mère qui va vivre à genou le reste de ta vie devant la tombe vaine de ton fils qui y git. Dont les mains accrochées en prières de douleur ne pourront plus jamais étreindre ni aimer.
Où est la Vérité? Les hommes se créent un monde d'absurde cruauté et leurs mères se meurent par leurs ventres immolées.