Page 30 : Nuits Tango

Publié le par Fedida Maklouf

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Nuits Tango

 

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Roman écrit de jour en jour

 

Première mission, passer prendre du cash, dans l’une des galeries de Jean-Daniel, qui se trouvait rue du faubourg Saint Honoré. Le Grand était chargé de ce mandat. Moi et le Vieux, on devaient se rendre à la FNAC (et oui déjà) de l’Avenue de Wagram relever les prix et les modèles d’appareillent photos, susceptibles de nous convenir, ainsi que les magnétophones, et talkie-walkie (pas de bol, les premiers portables, ne seront commercialisés en France qu’en 1992, et la CB autorisée en 1981) afin d’être joignable à tout moment. Notre travail fini, on devait se retrouver dans un petit bar, de la rue des renaude, dans le beau 17e. Tenu par un gentil garçon, vraiment sympathique, Claude, de son prénom, qui n’était pas vraiment Normand, ( le prénom) pour le coup. Avant de se mettre à son compte, il n'était qu'un petit loufiat, de cabarets Parisiens, tel que le Kit&Kat, Elle&Lui, le Baron. Formé à bonne école. Toujours avenant et discret, serviable et souriant, bon publique, il riait franchement, à toutes les blagues qui fusaient et même à celles parfois, un peu lourdes de certains clients en mal d‘inspiration. Avec ça, il cuisinait très bien. Sa spécialité, l’escalope a la crème, à tomber par terre. Elle était incroyablement bonne. En fin du repas on ne manquait jamais de lui réclamer son fameux (trou Normand) Calvados Domfrontais, qu’il ramenait du pays et de derrière les fagots. Son calva nous ravissait le palais, emportait nos âmes impures dans des mondes paradisiaques, élevait nos petits esprits de terriens, dans des contrées sans nuages et jusqu'alors inconnues. 

 

à demain peut-être...

 

 

 

Publié dans ROMAN NUITS TANGO

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