Page 35 : En vrac !

Publié le par Fedida Maklouf

 

En vrac !

 

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Roman écrit de nuits en nuits

 

Il avait connu, une France, un Paris tranquille, où il faisait bon vivre, où les rues étaient tranquilles, les quartiers calmes, et il se souvenait, qu’avec ses copains et copines qu’ils pouvaient se balader dans Panâmes, toute la nuit sans crainte, sans peur. Il se rappelait leurs randonnées nocturnes, qui les menaient jusqu’à  la place du Tertre, avec ses faiseurs de tableaux, et ses bars ouverts toute la nuit. Il se souvenait  de Montmartre, de Saint-Germain Prés et des soirées qui n’en finissaient pas,et où tout le monde parlait à tout le monde, se mélangeaient, dans la gaieté d’un Paris bon enfant. Il se remémorait les soirées à Pigalle, où l’on pouvait rencontrer, la bourgeoise couverte de bijoux; les Gagneuses parlant avec les flics du seul panier à salade en faction, (pour tout un quartier) et des gens simples, qui venaient faire un tour jusqu’à la Place Clichy, et prolongeaient leurs virées, jusque tard dans la nuit.

Bon, bref de nostalgie!

Il voyait maintenant ce Paris, cette France d’aujourd’hui et il ne l’a reconnaissait plus.

Il voyait un Paris inhumain, violent, où il fallait baisser les yeux dans la rue, dans le métro, une ville angoissante, ou n’importe quoi, pouvait arriver à n’importe qui.

« Des regards que l’on croise, et qu’on a peur de soutenir, car tant de haine les habitent. »

« Pourquoi ? »

 

à demain peut-être...

 

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Publié dans ROMAN EN VRAC !

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Sylvia 09/02/2011 17:39


Cher FM,

j'aime ce chaos qui donne naissance à l'émotion...

Ton message sur mon blog m'a inspiré des mots que je te livre sans tarder:

c'est un poeme, rien qu'un poeme...Je suis là, je suis toujours là meme si je tangue sur ma barque tantot solide tantot frele.J'avance le coeur ouvert aux caprices du temps et comme lui, souvent je
ris parfois je plonge dans le tourment.Mais je ne lache jamais la barre.Suis moi sans craintes sur les chemins de mes hasards. Ne t'effraie pas du désespoir qui parfois s'empare de moi, il fait
partie de mes miroirs et ce n'est rien que l'autre face de mes émois.

tendresse
Sylvia


Eryndel 09/02/2011 11:56


Bonjour !
Il est intéressant de voir comme l'atmosphère change sensiblement à l'heure qui précède la guerre : suspicions, discrimination, regards hostiles... Le contraste avec le passé paisible renforce
l'incompréhension et le malaise du personnage.
Bon mercredi !


Fedida Maklouf 09/02/2011 14:27



Bonjour Erydel,


Je vois que tu me lis avec attention, et c'est touchant. Le personnage est malade, il en assez de vivre. Il revisite sans le vouloir, les pages de sa vie dans un désordre chaotique, au gré de ses
hallucinations, et des fantaisies de sa mémoire. Il ne contrôle plus grand-chose.


Bonne et douce journée


F.M