Page 4 : Nuits Tango

Publié le par Fedida Maklouf

 

Roman écrit, au jour le jour.


      Ni une ni deux, le grand a poussé sur le champignon, avançant de cinquante mètres en amont du véhicule. Je ne savais pas, trop quoi faire - le Baron lui ronflait de plus belle, tandis que le Sergio, continuait de sautiller comme un cabri, sans pour autant lâcher son nase. Le Grand, en deux temps, trois mouvements, s’est extirpé de la caisse, et en deux secondes, il était auprès de l’épave.

-Il y a un mec là, dedans, y a un mec les gars! Qu’il a crié - tout en nous faisant des signes de la main qui voulaient dire - rappliquez les mecs! On avait compris. Le Sergio s’est décidé à lever ses miches, et j’ai emboîté le pas du petit - faut dire -  qu’il était vraiment petit le Serges. En se rapprochant, on pouvait lire dans les yeux bleus du Grand, un cocktail de peur et de panique. Le Grand malgré la trouille qui le bouffait, avait commencé par filer de grands coups de lattes dans le carreau côté chauffeur - c’était facile il portait des bottines - c’était la mode dans les années soixante dix. On en portait tous, des pompes à talons, même que le Sergio en plus, il rajoutait des patins plus, des talonnettes.

- bon les gars, maniez vous le cul, le mec bouge, il est vivant. 

Il avait pris la direction des opérations. 

- Oui, mais, tu crois pas qu’on ferait mieux d’appeler les flics - et j’ai rajouté - tu as raison, des fois que le mec nous pète dans les doigts?

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La suite demain...Peut-être ?

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