Page 45 : En vrac!

Publié le par Fedida Maklouf

 

En vrac!

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTF9LQoPB_6hSMeQ64sverx76rePRCnE3JW2AvdYA7FH5a2EgQGuw

.

Roman écrit de nuits en nuits.

.

Contexte : le personnage principal,  malade, se réveille, chez lui,Évelyne est auprès de lui.

.

 

C’était la fin de l’après-midi, il était revenu du court voyage de l’inconscient, et la réalité crue de son environnement le giflait à l’étourdir. 

Elle était assise auprès de lui, caressait son visage, épongeait son front déperlant de sueurs.

Il était un enfant. 

Elle était sa mère. 

Ils se regardaient sans se dire un mot. « La parole, tue parfois l’instant, à l’inverse des regards qui perpétuent le temps » Songeait-il à cet instant. 

Il ressentait une forte gêne dans le dos. La piaule, une fois rangée par Évelyne, avait une autre gueule. Elle ne lui ressemblait plus. Le lit était fait, la table débarrassée, le linge plié, la vaisselle lavée, les verres partis, les cendriers vidés, il ne reconnaissait plus rien, « il était ailleurs certainement?» C’était la question qu’il se posait. 
Seul, quelques vieilles toiles, qu’il avait accrochées aux quatre faces des murs qui l’environnaient, le rassuraient et lui confirmait, qu’il était bien chez lui, et il en fut soulagé. 
Évelyne s’adressant à lui:
- tu sais - tu as eu chaud, tu m’as fait une peur bleue? Bon maintenant tu vas mieux, mais il faut que tu consultes, tu dois faire un bilan et tu vas te rendre à l’hôpital au plus vite, tu m’entends?
F.M 

Publié dans ROMAN EN VRAC !

Commenter cet article

Sylvia 25/03/2011 20:42



grandir ssns mère... tragique manque qui attire comme des sangsues toutes les ames salvatrices, mais aucune, jamais ne pourra combler le vide..



timilo 23/03/2011 06:25



Heureusement que Evelyne est là


Bonne journée


Amicalement


timilo