Page 6 : Nuits Tango

Publié le par Fedida Maklouf

Roman écrit au jour le jour - point final improbable.

 

Cars racing-copie-1

 

- On fait notre max. Que j’ai répondu, tout en m’aidant de mes pieds pour débloquer la lourde, et, miracle (de Lourdes) ou pas, la porte a craqué et s’est entrouverte - mais, delà à faire passer un corps, y avait une marge, que seul, je ne je ne pouvais combler. Alors, j’ai appelé le Grand et le Petit à la rescousse.

- hé ! Les gars, venez m’aider, je crois qu’on peut y arriver par ici.

Ils ont rappliqué vite fait. On a forcé comme des enragés.

-Ouf ça y est, on y est presque, encore un peu - c’est bon! la lourde a fini par céder, en faisant un couinement de cochon qu’on égorge. On s’est mis à le tirer, comme un sac de farine mouillée - le Grand d’un côté, moi de l’autre. Le Sergio poussait les jambes. Entre temps, Sergio, qui était le plus petit, avait réussi à se glisser à l’intérieur du véhicule - ça nous a bien aidés je l’avoue - ça confirmait l’adage : on a toujours besoin de plus petit que soi! Au bout du compte, le type, on l’a sortie du piège infernal - non sans mal. L’odeur du carburant était devenue plus têtue que ma copine et les émanations de caoutchouc brûlé nous prenait maintenant à la gorge et nous piquait les mirettes. On s’est regardé, le Grand, Sergio, Bibi, et on pouvait lire dans nos regards comme dans un panneau publicitaire : sauve qui peu!

En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, on s’est coltiné le gaillard, et traîné jusqu’à la caisse du Grand, avant que sa saute. Et cinq seconde plus tard la bagnole du pèlerin, (devine) a explosé dans un grand boum assourdissant, et s’est mise à flamber. 

à demain peut-être...

Olivier David


Publié dans ROMAN NUITS TANGO

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