Page 9 : Nuits Tango

Publié le par Fedida Maklouf


Roman écrit de jours en jours. Point final introuvable.

Speed bump

 

 Il s’était enfin réveillé. On a chargé le paquet, remonté dans la guimbarde, et nous voilà en route pour le Lys de Lamorlaye. -C’est près de Chantilly - avait rajouté le Baron. Ma faim m’avait quitté. Je crois bien que les ennuies avaient rempli le vide de mon l’estomac. La route qui menait au Lys de Lamorlaye, était morne et laide et ne semblait pas vouloir finir. J’ai eu donc, tout le temps, d’observer, notre miraculé sauvé des flammes de l’enfer. Il était évident, qu’il était en état de choc, mais apparemment, il n’avait rien de grave hormis quelques contusions et le traumatisme - conséquence normale de l’accident. Il devait être perturbé - pas mal - il tenait des propos, qu’il déversait en trombe, puis il retombait dans un mutisme, comme pour mieux se relancer et, repartait de plus belle dans des délires que je trouvais incohérent, sans queue ni tête  - du style: -c’est un attentat, ils en veulent à ma vie, on a saboté ma voiture, j’en suis sûr. J’en suis sûr… Et, ça se poursuivait dans le même genre, tout au long du parcours. Il faisait une pose - et il remettait le couvert avec : J’en suis sûr… Ils veulent me tuer… j’en… On se regardait avec le Grand par l’entremise du rétro, le Sergio se retournait et me faisait des clins d’œil, qui voulaient dire le mec et bon pour l’asile, pendant que le Baron me faisait du pied. J’avais du mal à garder mon sérieux. Obligé de me pincer le nez pour ne pas éclater de rire, et croyez moi c’est difficile, quand vous êtes en compagnie des loustics, genre les trois mousquetaires.

à demain peut-être...

F.M Olivier David




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