Page 3 : En vrac !

Publié le par Fedida Maklouf

Roman écrit de nuits en nuits. Point final improbable.


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Recroquevillé sur son canapoux-ripoux, qui faisait face à la télé, il songeait - en la regardant bouder; qu’il n’arrivait plus à se rappeler la dernière fois qu’elle avait fonctionné et du dernier programme, qui avait précédé son agonie ? « Alzheimer le guettait », il en avait une peur bleue, sa mère en avait été victime, et ça l’angoissait grave.  « Quand, cette téloche, avait-elle fini par rendre son dernier soupir » ?

Rien. Son cerveau ne connectait plus.  

Avec le recule, il se disait que c’était une bonne chose, et,  depuis elle ne lui avait jamais manqué, - au contraire, sa mort subite, lui avait ouvert des espaces-temps, qu’il remplissait de son vide à lui.

IL avait brûlé soixante bougies jusqu’à cette nuit. Qui n’en finissait pas d’en finir, mais, qui au bout du bout, se  ferait la belle, sans laisser d’adresse, et ça le rassurait. « Il y avait une justice divine!».

Cela le calmait.

Il avait vécu soixante courtes années, à se planter, à se le faire mettre dans le cul à coups de saucisson à l’ail. Il s’était fait baiser, partouzé, empapaouté, violé, déchiré, enculé dans tous les sens, dans toutes les positions. Mais en restant toujours  polis, sport, et courtois. 

C’était du son éducation de merde. Son savoir-vivre -  pour mieux-mourir. 

 

à demain, peut-être...

 

Publié dans ROMAN EN VRAC !

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